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Les HLM, les grands oubliés de la campagne

Soumis par Rédaction le
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Lettre opinion

Notre lettre ouverte a été publiée dans les journaux des coops de l'info

Vos candidat.e.s lisent les journaux locaux. C'est le bon moment pour les associations et les CCR de déposer nos cartons d'engagement "Je vote pour les HLM".

Les partis semblent s’entendre pour faire de la lutte contre l’itinérance la priorité des priorités. Les témoignages et les lettres ouvertes se multiplient pour rappeler l’importance de la prévention, le rôle des politiques publiques pour d’abord loger puis accompagner les plus vulnérables et l’impact du manque de budgets dédiés et prévisibles pour soutenir une intervention concertée. 

Mais, si la croissance de l’itinérance « consacre l’échec de nos politiques sociales », c’est peut-être parce que le mot « HLM » n’est jamais prononcé. En effet, s’il y a une tenure qui permet à la fois de prévenir l’itinérance et de sortir des personnes de la rue, c’est bien le logement public géré par les offices d’habitation. Les locataires actuels le disent : « grâce à mon HLM, je suis libérée des chaînes de la pauvreté », « grâce à mon HLM, j’ai évité la rue », « grâce à mon HLM, j’ai étudié », « grâce à mon HLM, j’ai bien nourri mes enfants », etc.

Parce que les HLM sont toujours abordables, même pour les plus petits revenus

Dans les HLM, le calcul des loyers est encadré par un Règlement provincial. Le principe est clair : les locataires paient tous 25% de leur revenu. Ce qui prime, c’est la capacité de payer. Quand on sait que les difficultés de payer son loyer poussent de plus en plus de personnes à la rue, il faut absolument revenir au principe du 25% des revenus si on peut prévenir l’itinérance.

Parce que les HLM sont attribués sur la base des besoins, sans profilage ni « entrevue d’embauche »

Dans les HLM, les logements sont attribués en vertu d’un Règlement provincial qui permet de classer les demandeurs selon leur situation financière et leur temps d’attente. On a la garantie que les fonds publics dédiés au logement iront à ceux et celles qui en ont le plus besoin et qui sont sur les listes depuis des années.

Parce que les HLM offrent un milieu de vie qui mise sur la participation sociale et l’entraide

Les offices d’habitation développent des partenariats avec des organismes communautaires, le réseau de la santé et la sécurité publique. Parmi leurs partenaires, les locataires sont regroupés en associations et comités consultatifs. Ils ont développé une première ligne, entre voisins et voisines, qui assure soutien et entraide aux plus vulnérables. Des ingrédients essentiels à la stabilité résidentielle.

L’actuel programme de logements abordables, le PHAQ, a laissé de côté les offices et, conséquemment, les 30 000 ménages sur leurs listes d’attente. Le PHAQ n’est pas pensé pour construire du logement public. Pourtant, les résultats obtenus par la Mission Unitaînés nous montrent qu’en subventionnant à 80% les projets, en donnant de la prévisibilité et en permettant reproduction et mutualisation, on construit vite et moins cher. Les offices le feront si on leur donne les mêmes moyens. La Fédération des locataires de HLM du Québec demande aux partis de s’engager pour un programme dédié qui permettra la construction de 5 000 nouveaux logements publics de type HLM. Le Regroupement des offices d’habitation du Québec est prêt à construire 750 nouveaux HLM dans les deux prochaines années sur des terrains qui lui appartiennent déjà. 

Pour le moment, les partis politiques n’ont que le mot « abordable » à la bouche. Pourtant, c’est un retour au logement public qui s’impose!

  1.  https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-09-15/itinerance/vers-…
  2.  Programme Habitation Abordable Québec